4. La danse est un cercle dont le centre est le diable – Laura Cappelle

Anecdote architecturale

Réalisée en 2004, la fresque des Wallons rend hommage aux figures marquantes de la région. Parmi elles celle de la Macrâle. Emblème du folklore wallon, cette sorcière brûlée lors de fêtes populaires, interroge aujourd’hui notre mémoire et notre regard sur ces femmes, autrefois persécutées et condamnées.

Anecdote chorégraphique

Sociologue et critique d’art, Laura Cappelle a coécrit la BD Une histoire dessinée de la danse. Elle y parle notamment des danses macabres du Moyen Âge, un motif récurrent dans les arts, où la mort et la vie s’entrelacent dans une danse jusqu’à l’aube, mêlant fascination, satire sociale et réflexion sur la mortalité.

Contenu bonus

Dans la pièce Écran somnambule, Latifa Laâbissi reprend en 2012 les mouvements du solo de La danse de la sorcière de la chorégraphe allemande Mary Wigman (1930). La danseuse et chorégraphe belge Betty Mansion développe quant à elle une danse avec des positions, des formes de visages “moches” pour aller à l’encontre de la norme parfois imposée par la danse, d’avoir un corps grand, mince et grâcieux. 

Tentez de reproduire les mouvements de Latifa Laâbissi et Betty Mansion en passant d’une image à l’autre à votre rythme.
Essayez de les mémoriser puis de les enchaîner pour interpréter à votre manière, une danse de sorcière ! 

Images 1, 3, 5 : Écran somnambule de Latifa Laâbissi, 2012
Images 2, 4, 6, 7  : Oh Nah Nah, Betty Mansion, 2021
Image 8 : SUMMERTIME, Betty Mansion, 2020